Le commerce équitable s’attache à renforcer les producteurs et ouvriers les plus défavorisés dans les pays en voie de développement. Nous pensons qu’il serait inéquitable et inopportun de punir ces producteurs et ouvriers, très dépendants des exportations, en ne commercialisant plus leurs produits sur nos marchés. La demande de fleurs est bien réelle en Belgique et les producteurs du Sud ont une offre prête à y répondre. Qui sommes-nous pour empêcher l’adéquation mutuelle de l’offre et de la demande ? D’autant que ces fleurs satisfont à toute une série de standards sociaux et écologiques qui favorisent le développement durable au bénéfice des ouvriers du Sud.
Par ailleurs, il y a aussi une grande différence entre l’émission CO2 d’un Kenyan moyen et celle d’un Belge. En effet, l’émission de CO2 annuelle par personne est de 200 kg au Kenya contre 12.000 kg en Belgique. Dans ces conditions, il serait injuste du point de vue éthique et politique d’empêcher les pays pauvres et leurs habitants de saisir la chance de se développer, alors que leur empreinte écologique est si faible.
Les pays occidentaux doivent aussi assumer leurs responsabilités et prendre l’initiative en réduisant d’abord leurs propres émissions avant de pouvoir exiger des pays les plus pauvres qu’ils fassent l’impossible pour réduire leur empreinte, relativement très limitée.





