FAQ

  • Fleurs | Ne devrions-nous pas décourager l’achat de fleurs en Belgique ?

    Le commerce équitable s’attache à renforcer les producteurs et ouvriers les plus défavorisés dans les pays en voie de développement. Nous pensons qu’il serait inéquitable et inopportun de punir ces producteurs et ouvriers, très dépendants des exportations, en ne commercialisant plus leurs produits sur nos marchés. La demande de fleurs est bien réelle en Belgique et les producteurs du Sud ont une offre prête à y répondre. Qui sommes-nous pour empêcher l’adéquation mutuelle de l’offre et de la demande ? D’autant que ces fleurs satisfont à toute une série de standards sociaux et écologiques qui favorisent le développement durable au bénéfice des ouvriers du Sud.

    Par ailleurs, il y a aussi une grande différence entre l’émission CO2 d’un Kenyan moyen et celle d’un Belge. En effet, l’émission de CO2 annuelle par personne est de 200 kg au Kenya contre 12.000 kg en Belgique. Dans ces conditions, il serait injuste du point de vue éthique et politique d’empêcher les pays pauvres et leurs habitants de saisir la chance de se développer, alors que leur empreinte écologique est si faible.

    Les pays occidentaux doivent aussi assumer leurs responsabilités et prendre l’initiative en réduisant d’abord leurs propres émissions avant de pouvoir exiger des pays les plus pauvres qu’ils fassent l’impossible pour réduire leur empreinte, relativement très limitée.

  • Fleurs | Je trouve le commerce équitable important mais je recherche aussi un mode de vie écologique. Que dois-je faire ?

    Agir pour la durabilité revient à faire des choix, c’est aujourd’hui très clair. Le premier choix à cet égard est le plus facile. Lorsque l’on fait des courses, il s’agit d’abord de réfléchir à la nécessité de l’achat : dois-je vraiment acheter des fleurs ? Ensuite, nous recommandons aux consommateurs de choisir plutôt des produits de saison, durables et issus de production locale. Car il importe que les producteurs de chez nous aient aussi des revenus équitables et puissent évoluer vers une gestion durable de leur entreprise.

    Lorsque le choix des consommateurs se porte sur des produits du Sud (café, bananes, cacao du chocolat…), nous recommandons les produits au label Max Havelaar. Ils sont non seulement délicieux et de bonne qualité mais ils donnent aussi à chacun la possibilité de contribuer au développement durable de producteurs familiaux et d’ouvriers du Sud.

    Max Havelaar est l’un des créateurs des campagnes Communes du commerce équitable. Ces campagnes invitent les responsables des administrations communales à choisir pour leur consommation interne des aliments durables, issus du commerce équitable ou de productions locales. Max Havelaar établit ainsi un pont entre le Nord et le Sud et invite les consommateurs à opérer des choix responsables lors de leurs achats.

  • Fleurs | Existe-t-il des alternatives aux fleurs certifiées Fairtrade ?

    Le site internet www.blijebloemen.be vous propose un aperçu des alternatives possibles : fleurs de saison (avec un calendrier saisonnier), fleurs locales, fleurs biologiques et autres fleurs durables du Sud. Il s’agit là d’une incitative de Netwerk Bewust Verbruiken, FIAN, Velt et Max Havelaar asbl, qui s’intègre à la campagne internationale ‘Fair Flowers for Human Rights’.

  • Fleurs | Le commerce équitable peut-il contribuer à la réduction du dérèglement climatique ?

    Le mouvement du commerce équitable est directement concerné par le dérèglement climatique. D’une part, parce que les producteurs Fairtrade sont confrontés à l’impact négatif de ce dérèglement sur leur production. D’autre part, parce que l’agriculture contribue dans une large mesure au réchauffement climatique et doit donc évoluer vers un plus grand respect environnemental.

    Tous les producteurs certifiés Fairtrade doivent satisfaire à des critères environnementaux, qui font partie intégrante des exigences liées à la certification. Pour les fleurs, par exemple, ces critères concernent surtout l’utilisation des pesticides : les produits autorisés et interdits, l’endroit où les utiliser, le respect de zones tampon, les mesures à prendre pour l’utilisation, etc.

    Par ailleurs, les critères de progrès encouragent les producteurs à réduire leur consommation énergétique, en particulier celle provenant de sources d’énergie non durables. Les programmes relatifs à l’utilisation de l’eau sont également rapidement introduits.

    Par ailleurs, la prime que les ouvriers reçoivent les met en mesure d’investir dans des programmes de préservation de l’environnement qui contribuent à la lutte contre le dérèglement climatique. C’est ainsi que, chez Oserian au Kenya, le comité paritaire (comité réunissant des représentants du management et des ouvriers) a notamment investi la prime dans l’utilisation d’insectes spéciaux comme alternative aux insecticides. Par ailleurs, comme les membres d’Oserian doivent chauffer leurs cases une partie de l’année, ils ont aussi décidé d’investir la prime dans un système utilisant des sources naturelles d’eau chaude.

    Pour d’autres catégories de produits également, le commerce équitable collabore avec les producteurs en vue d’investir dans des techniques réduisant l’impact sur le climat. Dans la même optique, presque tous les transports se font par bateau et nous nous concentrons sur l’importation de produits non disponibles en Belgique.

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