Le système de labellisation Fairtrade travaille principalement avec des coopératives de petits producteurs, mais également avec les plantations lorsqu’il s’agit de cultures qui existent presque exclusivement dans des plantations.
Pour ces dernières, les critères Fairtrade traitent de la protection des travailleurs, notamment en ce qui concerne le salaire, les contrats, la sécurité sociale, les congés (dont le congé de maternité), ainsi que le droit de réunion, le droit aux conventions collectives de travail, la sécurité et la santé sur les lieux de travail, et du renforcement de leur position. Mais surtout, le commerce équitable permet aux salariés des plantations de thé, de fleurs ou d’ananas, de se syndiquer et de s’assembler pour faire valoir leurs droits. Ils décident ensemble de projets sociaux ou de formations, financés grâce à la prime Fairtrade.
Producteurs
-
Le commerce équitable profite-t-il aussi aux travailleurs salariés ?
-
Quels sont les résultats dans le Sud ?
Le commerce équitable engendre des bénéfices structurels à long terme. Les producteurs perçoivent un revenu stable. Leurs coopératives s’organisent. Elles les représentent face aux clients et aux pouvoirs locaux.
Elles deviennent plus professionnelles et autonomes, ce qui les rend plus fortes pour exporter. Ensemble, les producteurs choisissent d’investir pour mieux produire et mieux vendre : animaux de trait, machines, installations de séchage, diversification de leur production, etc. Ils investissent aussi pour que toute la communauté vive mieux : centres de santé, scolarisation, bourses d’études, adduction d’eau, etc.
L’impact du Fairtrade doit être situé à sa juste échelle : bien que les volumes vendus sous les conditions Fairtrade augmentent chaque année au niveau mondial, le commerce équitable ne représente toujours qu’une infime partie du commerce international (< 1%). Parailleurs, beaucoup de coopératives certifiées ne vendent qu’une partie de leurs récoltes sous les conditions
Fairtrade, faute de débouchés au Nord. -
Que gagne un producteur sur un paquet de café ?
Le café labellisé Fairtrade Max Havelaar n’est pas toujours plus cher, mais il vous donne l’assurance d’apporter aux producteurs les moyens économiques suffisants pour prendre leur avenir en main. Le système Fairtrade ne consiste pas simplement à « payer plus » les producteurs. Il est plus ambitieux que cela :
- Quel que soit le cours du marché, le prix payé au producteur est toujours supérieur à un minimum qui couvre les frais de production durable et la vie de famille. Si le prix du marché est plus élevé que le prix minimum garanti Fairtrade, celui-ci suit bien sûr le prix du marché.
- L’acheteur paie en supplément une prime Fairtrade qui permet à la coopérative d’investir au service de la communauté, dans des projets économiques, sociaux et environnementaux.
- Possibilité de préfinancement, ce qui donne une trésorerie essentielle à la coopérative.
-
Pourquoi le label Fairtrade Max Havelaar ne bénéficie-t-il pas aux agriculteurs du Nord ?
Depuis sa naissance il y a cinquante ans, le commerce équitable est une initiative de solidarité internationale. Il bénéficie aux pays qui n’ont pas d’Etat providence et très peu de services publics et d’infrastructures. Les populations rurales y manquent souvent de l’essentiel : nourriture,
santé, éducation.
Face à l’immensité de la tâche, le label Fairtrade Max Havelaar a choisi de concentrer son action sur le Sud. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas aussi besoin d’un commerce plus solidaire au Nord ! Max Havelaar accueille ces initiatives avec enthousiasme.





